Le Surréalisme naît à Paris au début des années 1920, dans le prolongement de Dada. André Breton en publie le manifeste en 1924 et le définit comme une manière d’exprimer la pensée libérée du contrôle de la raison. Inspirés par Freud, poètes et peintres explorent le rêve, le désir et l’inconscient.
Deux approches coexistent. L’automatisme laisse place au geste spontané et au hasard, à travers des procédés comme le grattage ou la décalcomanie. D’autres artistes adoptent au contraire une technique minutieus... Voir plus >
Le Surréalisme naît à Paris au début des années 1920, dans le prolongement de Dada. André Breton en publie le manifeste en 1924 et le définit comme une manière d’exprimer la pensée libérée du contrôle de la raison. Inspirés par Freud, poètes et peintres explorent le rêve, le désir et l’inconscient.
Deux approches coexistent. L’automatisme laisse place au geste spontané et au hasard, à travers des procédés comme le grattage ou la décalcomanie. D’autres artistes adoptent au contraire une technique minutieuse pour peindre des scènes impossibles, faites d’objets détournés et de rapprochements inattendus. Ils se reconnaissent des précurseurs chez Giorgio de Chirico, dans l’imaginaire du Symbolisme ou dans les jungles rêvées d’Henri Rousseau.
Salvador Dalí peint en 1931 les montres molles de “La Persistance de la mémoire”, René Magritte associe une pipe à l’inscription “Ceci n’est pas une pipe”, Max Ernst invente le frottage et Joan Miró couvre ses toiles de signes et de formes organiques. Paul Klee participe à la première exposition de peinture surréaliste en 1925 sans rejoindre le groupe, et Frida Kahlo, que Breton rattache au mouvement, refuse cette étiquette en affirmant peindre sa propre réalité.
Devenu international dans les années 1930, le Surréalisme traverse l’Atlantique pendant la guerre avec l’exil de Breton, Ernst ou Masson. Leur goût pour l’automatisme influence les peintres new-yorkais et ouvre la voie à une forme d’art abstrait fondée sur le geste.
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