Noël-Nicolas Coypel est né à Paris en 1690. Il est le fils du peintre Noël Coypel et le demi-frère d'Antoine Coypel, de près de trente ans son aîné, qui lui enseignent tous deux les bases du métier. Il grandit ainsi au cœur de l'Académie royale et des grandes commandes de la Couronne, dans une famille qui fournira plusieurs Premiers peintres du roi. Agréé par l'Académie en 1716, il en devient membre à part entière en 1720 avec un tableau montrant Neptune enlevant la nymphe Amymone.
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Noël-Nicolas Coypel est né à Paris en 1690. Il est le fils du peintre Noël Coypel et le demi-frère d'Antoine Coypel, de près de trente ans son aîné, qui lui enseignent tous deux les bases du métier. Il grandit ainsi au cœur de l'Académie royale et des grandes commandes de la Couronne, dans une famille qui fournira plusieurs Premiers peintres du roi. Agréé par l'Académie en 1716, il en devient membre à part entière en 1720 avec un tableau montrant Neptune enlevant la nymphe Amymone.
Comme ses aînés, Coypel se consacre avant tout à la peinture d'histoire, alors placée au sommet de la hiérarchie des genres, et puise la plupart de ses sujets dans la mythologie antique. Ses déesses aux carnations nacrées, ses drapés gonflés par le vent et ses cortèges de tritons et d'amours conservent le mouvement hérité du baroque. Il les peint pourtant dans une gamme plus claire et une atmosphère plus légère, qui annoncent l'art de François Boucher.
En 1727, Louis XV organise un concours destiné à relancer la peinture d'histoire à l'Académie. L'œuvre présentée par Coypel ne remporte aucun prix mais connaît un grand succès auprès du public. Son Enlèvement d'Europe, peint entre 1726 et 1727 et aujourd'hui conservé au Philadelphia Museum of Art, date de cette période faste. La jeune princesse y est emportée sur la mer par Jupiter changé en taureau blanc, au milieu d'un tourbillon de nymphes et de putti.
Fort de ce succès, il propose de décorer gratuitement la chapelle de la Vierge de l'église Saint-Sauveur à Paris, dont le plafond est remarqué pour sa composition audacieuse. Ce décor disparaît pourtant avec la démolition de l'église, entamée en 1787 puis achevée pendant la Révolution. Nommé professeur à l'Académie en 1733, il meurt dès l'année suivante, à quarante-quatre ans.
Sa carrière aura été brève, et sa pleine maturité artistique ne s'étend guère que de 1725 à 1728 environ. Certains historiens de l'art le considèrent pourtant comme le plus doué des Coypel, même s'il en reste le moins connu. Son influence passe aussi par un élève devenu bien plus célèbre que lui. Le jeune Jean Siméon Chardin a en effet travaillé à ses côtés, avant de consacrer sa carrière aux natures mortes et aux scènes de la vie quotidienne, bien loin des Olympe peuplés de son maître.
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